Magazine Café d'Afrique -49

Chers lecteurs,

Les Assemblées Annuelles 2016 de l’OIAC qui se sont déroulées à Yaoundé au Cameroun, ont pris des résolutions majeures à partir des débats dont le thème général était : ‘’Transformation Inclusive de la Chaine de Valeur dans l’Industrie Caféière en Afrique ‘’.Au cours de ces 60 années d’existence, l’Organisation Inter-Africaine du Café (OIAC ) a joué un rôle prépondérant dans l’industrie caféière en matière de recherche, de production et d’accès au marché au profit des petits producteurs et dans l’économie des Etats Membres. La question de l’accès aux marchés a occupé une place centrale à l’époque du système des quotas de café. Depuis cette période, l’Organisation a fait plus que joué un rôle de plaidoyer et de diplomatie internationale au profit d’industrie caféière en Afrique. Dans la première moitié des années 1990, l’OIAC a travaillé à la mise en place du Réseau de Recherche

Caféière en Afrique (RECA ) pour, de manière spécifique, régler les problèmes de la coordination de la recherche et de la production caféière. Plus récemment, une nouvelle initiative a été lancée.

Il s’agit des Conférences Scientifiques sur le Café Africain. Elles visent à rassembler les chercheurs

d’Afrique et ceux des autres régions productrices de café en vue de leur permettre de présenter des travaux sur des sujets touchant à la recherche dans la communauté  et, fournir un forum de discussion axé principalement sur l’industrie caféière en Afrique. L’OIAC souhaite également s’attaquer à des problèmes tels que le changement climatique, l’amélioration de la résilience

aux conditions météorologiques, la résistance aux parasites et aux maladies, et l’amélioration des rendements. En outre, l’accès aux intrants, la manière d’augmenter la couverture et l’impact de la recherche sur le verger, les coûts élevés de la logistique et, l’effet des

cadres politiques et règlementaires sur la recherche caféière en Afrique comptent parmi les défis à relever par l’Organisation. L’autre événement majeur lancé par le Secrétaire Général à sa prise de fonction en 2013, est le Symposium du Café Africain dont quatre éditions annuelles se sont déjà tenues. A la toute dernière qui s’est déroulée à Yaoundé au Cameroun, il a été convenu de donner une grande priorité aux partenariats publics-privés pour inclure la jeunesse dans la chaine de valeur du café et, appuyer les femmes dans l’industrie caféière par le biais de politiques incitatives

et la suppression des multiples obstacles rencontrés, de manière à stimuler aussi bien la production que la consommation. Il a également été décidé d’associer de manière proactive, les responsables des principaux Ministères des Etats Membres aux différentes réunions de l’OIAC . Conformément à cette stratégie, les Assemblées Annuelles de 2016 ont décidé d’ouvrir les adhésions de l’OIAC aux pays Africains consommateurs de café (mais non producteurs), et de modifier