15ème Edition de l’AFCCE à Addis Abeba, Ethiopie Allocution du Secrétaire Général de l’OIAC au Petit Déjeuner du Forum Mondial des Producteurs, le 17 Février 2017

15ème Edition de l’AFCCE à Addis Abeba, Ethiopie

 

Allocution du Secrétaire Général de l’OIAC au Petit Déjeuner du Forum Mondial des Producteurs, le 17 Février 2017

 

PETIT DEJEUNER DE TRAVAIL :

 

Mesdames et Messieurs,

D’entrée de jeu, permettez-moi de rendre hommage à un véritable ami de l’industrie caféière africaine, le regretté Roberio Oliveira Silva, Directeur Exécutif de l’Organisation Internationale du Café de 2011 à 2016, pour sa précieuse contribution à l’industrie caféière. Que son âme repose en paix !

Cela fait environ un an que l’idée d’un Forum Mondial des Producteurs de Café a été évoquée par nos collègues Colombiens. L’objectif était de tenir ce Forum cette année en Colombie et les organisateurs avaient envisagé de réunir des producteurs venant d’environ 40 pays pour se pencher sur la crise imminente de l’industrie caféière.

Les producteurs de café d’horizons divers font actuellement face à un sérieux dilemme —produire ou ne pas produire ? Certaines dynamiques font de la culture du café une activité non rémunératrice pour les producteurs, et donc non soutenable. En tant que producteurs, nous devons examiner sérieusement et relever les défis auxquels nous sommes confrontés à différents niveaux de la chaine de valeur du café.

A travers plusieurs exposés de haut niveau faits par des scientifiques, des professeurs d’université et des spécialistes du café, nous avons appris comment atteindre, en tant que producteurs, la durabilité. La mise en œuvre de ces recommandations semble attrayante et, bien qu’elle satisfasse les consommateurs, les producteurs ne sont pas équitablement rémunérés ; cela affecte sérieusement leurs moyens de subsistance et met leur avenir en péril. Cette situation pourrait entraîner le risque de négliger la production caféière. Cela engendrerait un sérieux déficit et plongerait le marché mondial dans le chaos.

L’objectif du Forum est d’explorer les moyens d’améliorer les prix du café. Bien que les fondamentaux indiquent une assez forte demande, l’offre ne croît pas au même rythme. En réalité, les producteurs sont très préoccupés par la baisse des prix. Je suggère que l’attention soit portée sur le dilemme du producteur, à savoir : réexaminer les fondamentaux du marché et convenir de la ligne de conduite appropriée. Il convient d’assurer un meilleur avenir pour toutes les parties prenantes en répondant aux préoccupations des producteurs. Cela signifie que l’attention du Forum devrait être centrée sur l’industrie et axée sur le producteur. Il devrait également examiner les scénarios à prendre en compte à l’avenir pour atteindre l’état souhaité pour notre industrie.

L’Afrique s’attèle toujours à collaborer avec les autres régions du globe pour trouver des solutions aux grands défis de l’industrie. Le résultat attendu est l’amélioration des moyens de subsistance des petits producteurs de café pour la transformation des économies des pays africains. L’Organisation Interafricaine du Café (OIAC) est heureuse d’y contribuer et s’attend à des délibérations dignes d’intérêt qui s’inscriraient dans les objectifs du Forum Mondial des Producteurs de Café.

J’ose espérer, Mesdames et Messieurs, que le Forum suscitera la participation massive de toutes les régions productrices de café, que les délibérations mettront le programme à exécution et que des propositions concrètes seront adoptées afin d’éviter la crise de café qui s’annonce. Je souhaite également que des engagements fermes soient pris pour mettre en œuvre les recommandations pour le bénéfice de l’industrie mondiale du café et surtout, pour la survie des producteurs de café. Je vous remercie !

 

Frederick KAWUMA,

Secrétaire Général (sg@iaco-oiac.org