Lancement du Rapport de la BAD sur l’Autonomisation Economique des Femmes Africaines à travers une Participation Equitable aux chaines de valeur Agricoles

Le jeudi 27 Août, 2015, le Secrétaire Général de l'Organisation Interafricaine du Café (OIAC), M. Frederick Kawuma, a conduit une délégation de son institution  à la Banque Africaine de Développement (BAD), pour le lancement d'un nouveau rapport de la BAD sur "l'Autonomisation des Femmes dans les Chaînes de Valeur Agricoles en Afrique." Outre les fonctionnaires de la BAD, la cérémonie a réuni les structures  ivoiriennes chargées des produits agricoles (Conseil café-cacao, etc.), l'OIAC, l'Ambassadeur de la République Fédérale du Nigéria  en Côte d’Ivoire, les femmes opérant dans le secteur et les étudiants de l'Institut Privé  pour l’Agriculture Tropicale.

Produit conjointement par le Bureau de l'Envoyée Spéciale sur le Genre pour le Groupe de la Banque Africaine de Développement et, le Département  de l'Agriculture et de l'Agro-industrie, le rapport intitulé «l'Autonomisation Economique des Femmes Africaines à travers une Participation Equitable aux  chaînes de valeur Agricoles " a  porté sur quatre principaux produits: le  cacao (Côte d'Ivoire),  le café (Ethiopie), le  coton (Burkina Faso) et le manioc (Nigéria). McKinsey & Company a été recruté par la Banque en tant que consultant pour soutenir cet effort. Le rapport a révélé que, bien que  les femmes représentent 62% de la main d'œuvre dans ces secteurs, seulement  21% des recettes totales  leur  parviennent.

Au cours  du panel organisé à cet effet, le Secrétaire Général de l'OIAC, dans son intervention, a mis l’accent sur  la participation active des femmes dans la chaîne de valeur du café en Afrique. Il a mentionné que la création récente de l'Alliance Internationale du Café des Femmes (IWCA)  par les femmes de premier plan dans le secteur  du café de spécialité, désirent voir une plus grande participation des femmes dans la chaîne de valeur du café. Il a exprimé le souhait que  les femmes dans la filière- café  puissent ouvrir une section de cette  l’Alliance en Côte d'Ivoire, comme cela a été le cas  dans les pays producteurs de café de l’Afrique de l’Est. Le Rwanda et l'Éthiopie a-t-il souligné, sont deux des États Membres de l'OAC où une attention particulière est portée sur la qualité. Des efforts importants en matière d’investissement ont été associés à cela, pour promouvoir les origines respectives. Il a noté que les deux pays (l’Éthiopie et le  Rwanda), déjà sélectionnés par la Banque comme pays participant au projet, sont de bons exemples. Dans ces pays, les femmes sont présentes à tous les niveaux  de la chaine de valeur du café en Afrique, de la ferme à la tasse.

Le Secrétaire Général a fait appel au renforcement des capacités et au soutien de ces femmes pour qu’elles puissent  bénéficier entièrement de leurs  efforts investis dans l’industrie caféière. Cela passe par la formation aux subtilités de la transformation du café,  l'acquisition d'équipements pour la torréfaction et l'emballage, ainsi que par le soutien dans différents aspects de la commercialisation. Il a particulièrement salué le rôle de soutien  joué par le Gouvernement Rwandais dans l'amélioration de la qualité et, la promotion du partenariat public-privé dans la filière. Le Secrétaire Général de l’OIAC a également mis en exergue le potentiel important  existant dans le développement des marques de café commercialisées par les femmes et vendues sur les marchés de valeur.  Il a souligné le grand potentiel qui existe dans le développement des marques de café commercialisées par les femmes et vendues sur les marchés de haute valeur. Ces femmes  profitent ainsi de la bonne volonté existant sur le marché et, de la promotion déjà faite par les autorités rwandaises.

 

Par Dominic Kamanan, DCD-OIAC